Elle s’énerve beaucoup Mademoiselle K sur ce nouvel opus, parfois elle s’amuse à casser les on-dit : ben non tout n’est pas blanc ou noir, contrairement à se qu’on nous dit (Que Toi). Sur des rengaines bien en place qui reste bien en place, la belle mâche pas ses mots : elle s’énerve contre les individus trop niais, trop con, trop bon à rien (Branc). Elle rit des mauvais contacts, et nous on rit et on chante avec elle encore et encore « si ça se trouve t’es né comme ça et c’est tout« .
Mademoiselle K sait aussi se calmer quand il le faut, elle consent même à se taire, et à soigner ses mots (ses maux aussi), juste pour les beaux yeux de son amoureux. « Me Taire, Te Plaire » est alors une jolie ballade qu’on écoute avec un sourire niais éclairant notre visage et on se dit qu’une nouvelle fois, on se sent carrément concerner parce qu’elle raconte. L’accalmie de la belle ne dure qu’un moment, elle s’énerve une nouvelle fois sur « T’es Mort » ou c »est sur le terrain du rock sixties qu’elle s’aventure, et c’est sur une touche de cold wave qu’elle termine avec Infini.
Les histoires de Mademoiselle K, on les aime, et ce Jouer Dehors est un remarquable album ou les histoires d’Amour se mélangent aux histoires d’enfants. A trente ans Kat’ s’affirme, son rock se fait plus électrique, et elle montre qu’en plus d’être une remarquable performeuse, c’est une grande songwriter. On le dit mort le rock français ? Peut-être qu’avec Mademoiselle K, on lui a trouvé une Reine.
Album dans les bacs le 17 janvier, et au Bataclan le 3 mars.