Un climat économique serein et une reprise millimétrée

Publié le 11 novembre 2010 par H16

Pendant que Sarkozy dépose des gerbes et brûle du kérosène dans son nouveau joujou, l’économie redémarre, stimulée par les nombreux interventionnismes et judicieuses mesures des uns et des autres.

Ainsi, en France, la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale a rendu son rapport pour constater, en gros, que la dette atteignait des niveaux jamais vus, et que les prévisions de croissance retenues par le gouvernement, complètement farfelues (2.5%, on y croit on y croit pouf pouf pouf), ne suffiraient pas à éponger des intérêts de plus en plus énormes.

On se rappellera que la Commission des Finances du Sénat a rendu son rapport très récemment, et que sa conclusion était aussi intéressante : « Votre rigueur, là, monsieur Sarkozy, c’est du pipeau. »

Ainsi, en Irlande, les taux des emprunts à dix ans grimpaient pour le treizième jour consécutif, tutoyant les 9 % pour la première fois depuis la création de la zone euro.

On se remémorera utilement que le précédent pays à avoir ainsi exploré ces cimes enivrantes de taux d’emprunts en Europe a terminé de bien triste façon. La Grèce ne s’est toujours pas remise de son petit problème financier, et on se demande quel truc miraculeux les états membres européens vont trouver pour sauver la situation.

D’autant qu’en plus de ça, les Européens sont actuellement en pleines chamailleries pour savoir par quel bout augmenter le budget de l’Union. Oui oui, vous avez bien lu : nous prenons l’eau de toutes parts, et nos aimables députés s’emploient à faire de nouveaux petits trous, espérant que ces derniers permettront d’évacuer le trop plein qui nous coule.

Quand au niveau international, le G20 se place d’ores et déjà sous d’excellents auspices : tout indique qu’on aboutira, en fanfare et dans une cataracte de canapés au saumon, au caviar et au champagne, à un consensus mou sur un engagement à faire super gaffe, quand on le pourra, sur les devises, les finances et le protectionnisme.

Bref : tous les signaux sont au vert, la reprise arrive, les économies se portent de mieux en mieux et la cuvée 2010 des fêtes de Noël promet d’être excitante.

Champagne.

Rappelez-moi, déjà, ce qui justifie de continuer à voter et payer ses impôts ?