Coup de rabot sur les primes dans l'hôtellerie

Publié le 16 octobre 2010 par Laurelen
C'est le Canard enchaîné, dans sa dernière édition, qui confirme une info déjà connue des syndicats de notre belle île de la Réunion : la prime TVA des petites mains de l'hôtellerie restauration a été divisée par deux par rapport à la métropole.
La baisse de la TVA pour ce secteur, qui coûte aux finances publiques 3,5 milliards à monter par an, était accompagnée de contreparties : une baisse des prix à la carte, une augmentation de salaire pour les employés, et/ou de l'embauche. Plus, last but not least, une prime annuelle pour le personnel, correspondant à 2% du salaire de base, et plafonnée à 500 euros pour les restaurants (250 pour les hôtels restaurants). Mais, parce que décidément les DOM, ce n'est pas la France, en juin dernier, suite à un accord signé entre certains syndicats et le patronat, cette prime a été divisée par deux pour les emplyés des départements d'outre-mer.
Au prétexte que la crise de 2009 aux Antilles (et un peu à la Réunion) avait abouti à un accord de revalorisation salariale, la fameuse prime Cospar chez nous. Déjà sous-payés et exploités, les serveurs, réceptionnistes, cuisiniers... de la Réunion savent désormais qu'ils valent deux fois moins que leurs homologues de métropole. Mais que voulez-vous ma bonne dame, c'est la crise...

François GILLET