
A quand de nouveau l'exclusion, la discrimination assumée, la persécution que l'on justifierait?
Aux États-Unis, Bret Stephens, éditorialiste au Wall Street Journal, revient sur les propos controversés du commissaire européen Karel De Gucht, ancien chef de la diplomatie belge, sur les Juifs et leur "lobby" à Washington.

Il ajoutait "Il ne faut pas non plus sous-estimer l’opinion, en dehors du lobby, du Juif moyen qui ne vit pas en Israël".
Il poursuivait "Il y a en effet la croyance chez la plupart des Juifs, je pourrais difficilement décrire cela autrement, qu’ils ont raison. Et la croyance est quelque chose qu’on peut difficilement combattre avec des arguments rationnels".
Et il concluait "Et ce n’est pas une question de savoir si ce sont des Juifs religieux ou non. Même les Juifs laïques partagent la même croyance d’avoir effectivement raison. Il n’est donc pas facile, même avec un juif modéré, d’avoir une discussion sur ce qui se passe au Proche-Orient. C’est une question très émotionnelle".

A l’appui de sa démonstration, il cite deux intéressantes enquêtes d’opinion très inquiétantes lorsque l'on est juif.
Une première enquête, réalisée entre le 1er décembre 2008 et le 13 janvier 2009 par la Anti-Defamation League sur les attitudes envers les Juifs dans sept pays européens, porte sur un échantillon de 3 500 adultes, 500 dans chaque pays.

A la question, "quelle part de responsabilité attribuez-vous aux Juifs dans la crise économique mondiale?",
15 % des Français répondent "beaucoup", "une bonne part" ou "un peu", contre 16 % des Britanniques, 25 % des Espagnols, 30 % des Allemands, 38 % des Polonais, 43 % des Autrichiens et
46 % des Hongrois.

36 % des Polonais, 34 % des Russes,
25 % des Allemands, 11 % des Australiens, 9 % des Britanniques et 7 % des Américains.
Ces enquêtes ont été réalisées en 2008 et 2009.
Dans un sondage publié le 8 septembre 2010, plus d’un tiers des Espagnols disent avoir une opinion négative des Juifs, notamment en raison du conflit au Proche-Orient, une proportion que le ministre espagnol des Affaires étrangères a jugé "inacceptable".

Heureusement 48 % des Espagnols disent avoir une "opinion favorable".
L’institut explique le pourcentage élevé d’opinions défavorables par une "association incorrecte" entre le peuple juif et la politique de l’État d’Israël, qui doit défendre sa population contre le terrorisme islamiste.
L'institut DYM déclare en effet que le conflit israélo-palestinien a "un effet négatif sur l’image d’Israël en Espagne et par conséquent sur l’image des Juifs dans leur ensemble".

Il est à remarquer que ce sont dans les pays les plus catholiques comme l'Espagne ou la Pologne que l'opinion est la plus défavorable envers le peuple juif.
Dénonçons avec force les préjugés mensongers qui de nouveau incitent au rejet.
Seigneur, pourquoi le rejet depuis si longtemps?