4. Cette attitude, chers frères et soeurs, va de pair avec la fidélité déjà si méritoire de vos communautés
chrétiennes ici représentées. Cette fidélité hérite d'un grand passé. Nous avons déjà parlé de la lettre de saint Pierre ; on pourrait s'étendre sur la dilection de saint Paul, de saint Jean pour
les Églises d'Asie mineure. Un auteur profane du début du second siècle, Pline le Jeune, décrivait la vie des disciples du Christ avec étonnement, dans un témoignage qui reste précieux aux yeux
de l'histoire. Mais comment oublier la période florissante qui a suivi, et particulièrement le temps des Pères de l'Église ? Et puisque saint Pierre parle de la Cappadoce, ma pensée va
spontanément à saint Basile le Grand (329-379), l'une des gloires les plus remarquables de l'Église de cette région, d'autant plus que survient cette année le seizième centenaire de sa mort : je
suis heureux de vous annoncer qu'un document pontifical, illustrant la figure de ce très grand Docteur, viendra couronner ce mémorable anniversaire.