Magazine Insolite

Chatroulette Killer

Publié le 25 mars 2010 par Didier Vincent
Dextérité



Déjà "chat" en français, prête à confusion. On ne sait pas trop comment l'écrire par homonymie avec l'autre, le poilu qui squatte vos genoux. On connaît la tchatche, ça doit sans doute être ça.
Voir et être vu, c'en est l'essence, à défaut de chatter. (une chatterie ?) Chercher  comme on surfe, comme on zappe, comme on feuillette négligemment un magazine ou qu'on regarde les passants à la terrasse d'un bar d'une rue piétonne par une journée ensoleillée. A tout hasard. Mais celui-ci n'arrange pas très souvent les choses. Il serait plus là pour les déranger (dérangés ...) Donc, c'est un jeu de mateur maté (mâté) hasardeux comme la plupart du temps qu'on passe ici. Au petit bonheur. Roulette est le bon mot, même si tous les chats sont gris souris (lol) ici.
Ne soyons pas narquois.
D'où ce regard qui s'immisce, le vôtre bien sûr. Ce regard qui scrute le passant qui se fait empapaouter par des publiphages habiles (pléonasme). Chatroulette, sa clef de voûte, ce sont ses best of. Car, au ras des pâqueretes, c'est l'ennui. Plutôt. L'autre est ennuyeux à mourir. La preuve ici.
D'où l'idée que le sérial mateur se fait killer à la façon de Scary Movie, en série.
Double jeu : on regarde les autres qui se regardent sur la roulette du chat à jouer à se faire peur sans même avoir mal. Chatroulette, c'est déjà du passé. C'est tout de même un des rares lieux de l'internet qui ne laisse pas de traces : zappé et plus retrouvable, perdu à jamais dans l'infini de l'historique éphémère. D'où aussi les masque que portent les gens pour de faire remarquer, ou les pénis, c'est pareil.
Le regard de l'autre nous tue en nous évaluant en moins d'un dixième de seconde. Et nous ne valons sans doute guère plus que cela, au fond : cet étrange dixième de seconde qui suffit à dire l'essentiel de vous, aplatissant toute la perspective historique de votre vie à une image si vite zappée.
Devant la désolation, le rebond, c'est l'idée, la mise an abyme des voyeurs. L'intérête est d'être un méta voyeur, celui qui plane au-dessus du lot et qui comprend tout à tout. le spectateur absolu que nous somme devenus grâce au dieu publicitaire qui flatte nos connivences.
Bien vu !
(viral pour une chaîne espagnole style 13ème rue)

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