Toulouse, victime de son succès ? Il y a un peu de ça. La ville rose est en forte expansion depuis deux décennies, avec une croissance démographique de 12% entre 1996 et 2006 (Defisconseil) qui amène chaque année près de 15 000 nouvelles personnes. L’équivalent du 1er arrondissement de Paris. Le bassin d’emploi local est extrêmement dynamique, avec notamment l’aéronautique (qui compte pour quelques 35 000 salariés, et donc autant de migrants pendulaires possibles), et près de 100 000 étudiants (à peine moins que Lyon).
Concrètement, Tisséo a donc été toquer aux portes des entreprises locales pour les convaincre d’aller s’inscrire sur leur site de covoiturage (http://covoiturage.tisseo.fr/). Et il y en a : EADS, Météo France, Motorola, IBM… Les avantages sont nombreux : moins d’accidents de la route (car moins de trafic), moins de stress, moins de temps perdu… sans parler des économies de carburant et de Co2 (déjà 10 tonnes de Co2 évitées selon Tisséo) qu’induit une pratique régulière du covoiturage (voir cet intéressant cas d’école sur un trajet de 30km covoituré ou non à 3).
Selon Tisséo, il suffirait de « 5% de trafic en moins pour que le périphérique toulousain soit fluide, même aux heures de pointe ». La Dépêche précise que le site de l’opérateur toulousain compte déjà 850 personnes, dont 250 covoitureurs actifs, pour 600 équipages constitués.