Et il faut bien avouer que la bataille autour des droits de cette création a été pleine de rebondissements dont les échos nous parviennent encore aujourd'hui. La raison de cela est que les droits se sont baladés de main en main depuis le décès de l'auteur en 1930.
Les héritiers directs
Le Copyright Act de 1976 aux États-Unis permet à la fille de Conan Doyle, Jean, de récupérer les droits que la veuve de son frère lui avait enlevés. A son décès en 1997, elle fait don de ces droits Royal National Institute of Blind People qui les revendent aux héritiers de Conan Doyle. Ils créent une entreprise familiale pour les gérer.
Le retour de l'ex-épouse du producteur
Bon, là on pourrait croire que l'on est arrivé à la fin de l'histoire mais il n'en est rien. En effet, l'ex-épouse du producteur américain Sheldon Reynolds (fin du 3e paragraphe pour ceux qui seraient perdus), Andrea Plunket, les réclame. Elle argue que c'est sa famille qui aurait financé l'achat des droits à la Royal Bank of Scotland. S'en suit une série de procès depuis 1990 qui n'ont jamais penché en faveur d'Andrea Plunket et n'ont jamais autorisé sa tentative de dépôt de marque sur le nom Sherlock Holmes.
Aux États-Unis, Sherlock Holmes n'entrera pas dans le domaine publique avant 2023, ce qui laisse présager encore quelques petites querelles. d'autant plus qu'Andrea Plunket ne semble pas décidée a laisser courir cette affaire de droits. On pourra retrouver toute cette histoire plus en détail dans les colonnes du New-York Times.