La langue des signes en grande souffrance

Publié le 29 octobre 2009 par Actualitté

Les associations de langue des signes françaises (LSF) estiment qu'il n'y a pas assez d'interprètes pour cette activité. Selon l'Afils (association des interprètes en langue des signes), il y aurait en France plus de 100 000 personnes en déficience auditive qui utilisent la LSF et seulement 300 interprètes alors qu'il en faudrait « au moins » 1000.


Il faut savoir que la langue des signes française a été reconnue comme une langue à part entière par la loi de 2005 sur le handicap, souligne l'AFP. La présidente de l'Afils, Guylaine Paris, déplore : « Ce métier n'est pas bien connu et reconnu ».


Actuellement, les quatre cursus universitaires qui mènent au master d'interprétariat LSF ne comptent qu'une trentaine d'étudiants par ans. Pour renforcer cette formation et la rendre plus connue, l'État devrait en prendre la charge mais selon Guylaine Paris, pour l'heure ce sont « les universités [qui] doivent supporter elles-mêmes les frais inhérents à l'emploi de formateurs-interprètes non titulaires de l'université ».