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La ville qui ne se repose jamais.

Publié le 06 août 2009 par Wilverge

Bangkok, Thaïlande
Connue comme la ville qui ne dort jamais, Bangkok nous accueille encore une fois dans son ambiance enivrante et sa cuisine délicieuse. À moi les phad-thais, les currys et les bons fruits.
Ayant laissé nos compagnons partir vers une autre destination, nous arpentons tous les deux les rues animées de la capitale thaïlandaise.
« Tuk-tuk, taxi, very cheap! » Nous crient sans relâche les chauffeurs dans la rue quand ce n'est pas un Indien qui vend des complets sur mesure tout aussi « cheap, cheap ».
Sur Kao San Road, repère par excellence des touristes, un gars se magazine un nouveau style. Il faut dire qu'ici, pas question de demeurer dans la discrétion et l'anonymat absolu.
Devant le vendeur de vêtements hippies et juste à côté de celui qui vend du faux Lacoste, mais avant la jeune fille à moitié nue, une jolie blonde se fait massacrer les cheveux à coup de broche à tricoter pour ressembler à Bobine Marley.
Un peu en retrait, un vieux rockeur échoué tente de se remettre de sa cuite d'hier. Les yeux dans la graisse de « beans » et encore rougis, il peine à boire sa bière du matin mais curieusement, réussit à allumer sa cigarette sans problème. Adossé au mur du restaurant, son équilibre est précaire.
Attention dans la rue pour ne pas vous faire happer par le vieux moine tout en blanc qui se déplace en motorisé. Si par malheur vous ne dégagez pas le chemin assez rapidement à la douce émission de ses cris, l'impact pourrait bien vous être fatal.
À quelques centaines de mètres plus loin, un petit groupe s'est formé sur le trottoir. Ils regardent tous l'artiste à l'œuvre. Assis sur un petit cube de bois, un jeune tatoueur exerce sa profession dans la stérilité la plus douteuse, son appareil branché dans la cabane du policier juste à côté.
Encore une fois on me propose l'expérience, « cheap, cheap » me dit son client le bras encore sanguinolent. Peut-être suis-je un peu parano, mais, les lettres SIDA résonnent dans ma tête en regardant la scène.
Mais au fond, même si tu l'attrapes ici, ce n'est pas un problème, car aussi à quelques coins de rue, un vendeur de produits naturels vend sur le trottoir la pilule miracle guérissant à la fois le SIDA, le cancer, l'hypertension et le diabète. Don't worry, be happy. Je me demande pourquoi les médecins de chez nous ne prescrivent pas plus de ce produit miracle?
Puis, histoire de se rafraîchir un peu, nous allons au cinéma de Siam Square reconnu pour sa grande modernité. Au moment où j'allais sombrer dans le sommeil vu les trente minutes de pub avant le film, tout le monde se lève debout, la main sur le cœur, à l'annonce de l'hymne nationale et des images du Roi. Comme au hockey.
Et quand la nuit tombe, dans la grande nature sauvage qu'est Bangkok, les grenouilles sortent dans la rue et coassent à l'unisson entre les mains des femmes des tribus directement descendues de leurs appartements en pleine ville.
Pas cher, pas cher, pour détenir un spécimen rare d'amphibien en bois qui chante sur demande et qui ne dérangera pas monsieur le douanier au retour. Les amants de la nature en auront pour leur argent.
Et pour les sportifs, le soir, des hommes vous offrent avec plaisir - et quelques bruits de bouche - de vous emmener voir des shows de ping-pong. Les règles du jeu diffèrent un peu de ce que Forest Gump présente mais, vous ne retrouverez pas ça ailleurs.
Une chronique un brin bombardée et décousue pour vous faire sentir un peu l'atmosphère qui règne ici, dans la ville qui ne se repose jamais.
Difficile de faire le tour de Bangkok en une seule chronique. Soyez certains qu'on s'en reparle.
-Nad, toujours sans tatoo.


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