Vol d'un Picasso : un complice dans le musée ?

Publié le 11 juin 2009 par Orsérie - Le Journal Du Beau & Du Bien-Etre
Pour retrouver le carnet de dessins de Picasso, disparu mardi à Paris, la police estime qu’il faut être "très réactif" et diffuser rapidement son signalement dans la totalité des pays du monde, les œuvres d’art de cette envergure étant généralement difficilement négociables.

   

Cette histoire ressemble un peu à l’amorce de l’intrigue dans L’Oreille cassée, la sixième aventure de Tintin parue en 1937, bien que Picasso cette année là s’attacha davantage à immortaliser l’horreur de Guernica. Mardi dernier, le musée Picasso à Paris s’est rendu compte de la disparition d’un carnet de 33 croquis signé de la main du peintre espagnol. Le jour suivant, Christine Albanel est montée au créneau pour indiquer que la vitrine qui renfermait le carnet possédait deux serrures dont l’une est cassée. En apprentie détective, la ministre de la Culture suppose alors que le vol a eu lieu dans la nuit, au vu du système d’ouverture très élaboré dont sont dotées les vitrines du musée. Selon elle, d’ailleurs, « la vitrine, très lourde, ne peut s’ouvrir qu’avec l’aide d’un instrument ».

Se faisant plus précise, Anne Baldassari, directrice du musée, ajoute pour sa part que le système de protection est unique, et que par conséquent seule une personne ayant l’habitude de manipuler ces serrures a pu être l’auteur du vol. Les enquêteurs, particulièrement actifs sur Internet, privilégient ainsi la piste d’un interne de l’établissement. Les salles ne possédant pas de caméras, les spécialistes en sont pour l’heure réduits à analyser les images provenant des seules caméras installées à l’entrée du musée. Aucune piste n’est exclue, pas même la possibilité que le carnet se trouverait encore à l’intérieur du musée, mais les experts estiment que ce dernier serait, qui serait particulièrement difficile à revendre, ne vaudrait plus que trois millions d’euros, contre huit millions initialement. Olivier Widmaier-Picasso, le petit-fils du maitre espagnol, reste pour sa part confiant car, dit-il, le carnet n’a « aucun moyen de vivre ailleurs ». 

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