Ce lyrisme retenu, profitable à quiconque s’y intéresse, n’a pas été du goût de tout le monde et l’album s’est très peu vendu. Les frères Curtis se feront par la suite limoger par Warner, ce qui annonce déjà le split cordial du groupe. Il faut dire que les huit minutes de space opéra rock de "Daddy’s in the doldrums" ne passeront jamais en radio, c’est certain. Mais "Lighting blue eyes" et "Faded Lines" le pourraient elles, avec leurs belles (faciles ?) envolées rock. Niveau climax, "I hate pretending" vaut le détour grâce à son ambiance presque Scorpions, et sa batterie exemplaire. "All at once" est peut-être le morceau le moins humble, écrit comme une grande marche en avant à la Bono. Pourtant selon l’humeur, elle passe. Enfin, je ne peux terminer sans mentionner le premier titre du disque, qui m’a ouvert au groupe, et qui m’a suivi pendant quelques moments de jeunesse, j’ai nommé le morceau au titre explicite "Alone, jealous and stoned". Que celui qui ne s’est jamais retrouvé dans cet état me jette la première pierre.
En bref : huit titres seulement pour un objet musical non identifié, qui ne sera sûrement pas imité de sitôt, et qui se savoure comme un très bon disque de rock.
Le site officiel et le Myspace _
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Deux live très différents, le simple et efficace "Lighting blue eyes" paré pour MTV, et le moins édulcoré "Sad and lonely" extrait du premier album :