Titre L'arbre des possibles et autres histoires
Auteur Bernard Werber
Genre Nouvelles (science-fiction, fantastique)
Publication 2002
Pages 275 (version poche)
Editeur Albin Michel
Mon évaluation **
Ça doit bien faire 2 ans qu'il traîne dans ma bibliothèque... Merci à ma soeurette pour le prêt longue durée!
En résumé
Imaginez que l'on recense, sous formes d'arbre, l'ensemble des futurs possibles de l'humanité. On partirait de quelques hypothèses telles que: "Et si une 3ème guerre mondiale éclatait?", "Et si la mode des mini-jupes revenait", ... De ces hypothèses, on tirerait plusieurs conséquences possibles: "La construction d'armes serait florissante", "Les esthéticiennes feraient fortune en épilation", ... En poursuivant ce processus, on parviendrait à établir une sorte de carte des futurs possibles et l'on pourrait déterminer, peut-être, le meilleur chemin possible pour l'humanité.
Tel est le 'pitch' de la nouvelle qui donne son titre à
ce recueil et le fil rouge qui sous-tend l'ouvrage. Bernard Werber s'y
amuse à imaginer des futurs, à formuler des hypothèses et à en démêler
les possibles conséquences.
Mon avis
Je ne fais pas partie des fans de Werber. Je ne fais pas non plus partie de ses détracteurs absolus. A vrai dire, cet auteur provoque toujours chez moi un sentiment mitigé: si j'apprécie l'originalité de ses idées, je suis souvent déconcertée par la froideur avec laquelle il développe ses histoires.
Pour ma part, je ne ressens pas le moindre soupçon d'empathie à l'égard de ses personnages (je soupçonne d'ailleurs que lui non plus!). Par ailleurs, ses personnages semblent eux-mêmes dénués de sentiments: dans "l'ermite absolu", un homme décide de se débarrasser de son corps et de ne vivre plus qu'à l'état de cerveau. Sa femme, qui connaît ses intentions, n'exprime à aucun moment un désaccord, ne manifeste quasiment aucune peur à l'idée de vivre seule, n'est pas triste de perdre en quelque sorte son mari. Ses enfants sont tout au plus étonnés à l'idée qu'il ne reviendra pas... Là, j'ai un peu de mal à y croire.
Bernard Werber a la froideur du scientifique et dissèque ses sujets avec application. Si, dans le processus, il conserve les idées qu'il veut faire passer et introduit un certain humour cynique, il y perd néanmoins en humanité et en chaleur. Je me suis bien amusée au début du recueil mais j'ai vite décroché et suis restée en-dehors de l'univers de Werber, en tant que simple observatrice. Dommage...