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En dehors des sentiers battus...

Publié le 18 novembre 2008 par Lael69

Le boucher
Alina Reyes
Editions du Seuil
Collection Points
89 pages
Littérature érotique




Il m'a fallu énormément de temps et de réflexion avant de publier ce billet et de vouloir présenter un livre classé en Littérature érotique, car mon blog est plutôt à dominante littérature de jeunesse. Mais après maintes discussions, je me suis laissée convaincre (et les "coupables" tentatrices se reconnaîtront!!!! n'est-ce pas les filles?). De plus soyez indulgents car dans ma longue expérience de lectrice, je n'ai encore jamais lu de livre érotique et j'avoue non sans honte, qu'à 25 ans, il faut un début à tout!!! Voilà qui est fait pour ma défense! Mais je ne ferais pas ici une critique, car je suis encore trop novice dans ce domaine et me risquer à critiquer un genre que je ne connais pas serait bien peu professionnel à mon sens. Je vais donc vous livrer quelques bribes d'informations sur ma propre perception de ce texte.
Tout d'abord, ce qui ressort du Boucher, est un mélange de sentiments assez contradictoires. Ce n'est pas seulement un texte à visée érotique, les messages sont multiples et sublimés par une écriture toute en métaphores. Si l'écho fait au personnage du boucher nous renvoie au côté très bestial du sexe, il n'en reste pas moins que l'auteur essaie de nous montrer une certaine frustration de la part de l'héroïne. Jeune fille innocente (quoique pas tant que çà!), l'héroïne nous apparaît comme une fille plutôt romantique et fragile. Célibataire, nous apprenons qu'elle a eu un petit ami qui n'est plus, mais qu'elle désire encore et qu'elle regrette. Au début du livre, c'est peine si l'on peut distinguer les paroles du boucher car on ne sait pas trop si ces paroles sont vraies ou complètement fantasmées. La frontière est floue. Du reste, on comprend vite que la frustration mêlée au désir est le thème majeur du roman. Ce que j'ai apprécié c'est ce paradoxe entre une sensualité volée (l'amour que porte encore l'héroïne reste fort et présent) et une sexualité dévorée (celle que représente le boucher et l'annihilation des sentiments au profit du seul acte sexuel). Aussi la métaphore filée du sang et de l'animalité est efficace et permet au lecteur de ressentir ce côté quasi "pervers" qui serait un peu à l'opposé de celle de l'eau, du liquide (qui pour moi, est un symbole de vie, de féminité et de pureté). Bref ce roman est multiple et riche en réflexions, ceci m'a vraiment intrigué car je ne m'attendais pas à autant de psychologie et de matière à discuter.

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