Mais l'Amérique est en guerre. En Irak, en Afghanistan. La crise financière est née dans ce pays où l'argent roi cause les pires malheurs à ceux qui ne peuvent pas rembourser leurs emprunts. L'immobilier est sinistré, le déficit budgétaire colossal. Barack Obama a gagné parce qu'il incarne l'anti-Bush. Le nouveau président élu pourra-t-il maîtriser les lobbies, pourra-t-il ignorer le poids des pétroliers, pourra-t-il regarder le monde de l'œil de celui qui préside LA superpuissance mondiale avec 25 % de l'économie totale et ne peut ignorer la vieille Europe, l'Afrique martyrisée, les pays émergents comme la Chine, le Brésil, l'Inde ?
Et le défi écologique ? Il ne concerne pas seulement les USA. Barack Obama devra en tenir compte. N'a-t-il pas promis de signer le protocole de Kyoto ? Comme il devra fermer le camp hors droit de Guantanamo, créer une couverture sociale universelle (48 millions d'Américains ne sont pas protégés contre les accidents de la vie) mieux respecter l'ONU…
Que de pain sur la planche pour celui qui n'entrera à la Maison blanche que le 20 janvier 2009. En attendant, goûtons avec plaisir ce grand moment historique et mesurons combien notre pays a de retard dans la confiance qu'il rechigne à accorder aux représentants de la « diversité » comme on dit pudiquement. Parions que l'élection de Barack Obama va lever un vent positif et frais dans notre société. N'a-t-elle pas besoin de tous ses talents ?