
Note : 8.9/10
Parution : 1998
Nombre de pages : 318 pages
Commentaire :
Écrit sous la forme d'une autobiographie, ce roman d’Anne Rice nous fait découvrir avec grâce et sensation l'histoire de Pandora, l'amante de Marius. Ce personnage vampire - trop peu souvent présent dans les Chroniques des vampires - nous y raconte sa vie de mortelle, façonnée par la perte de son père et par la dévotion, puis sa vie d’immortelle, construite par son amour pour Marius et par son éternelle curiosité. Un petit bémol par contre, sur le fait qu'Anne Rice insiste un peu trop - pendant le trois quart du livre - sur la vie humaine de Pandora et pas assez sur sa vie d'enfant des ténèbres.
Ce livre réussit à parfaitement intégré l’histoire avec un grand H à l’histoire fictive de notre bien-aimée Pandora. Il captivera tous vos sens et vous fera entrer dans un monde antique où des empereurs romains règnent sur un empire trop vaste et où le plaisir se mêle au sang.
Citations
"Je le savais, je le sentais; je voyais notre image se refléter dans ton oeil; cela me distrayait, tandis que le plaisir parcourait néanmoins mes veines, me donnant l'illusion d'être vivante, reliée de quelque façon aux champs de trèfle, aux arbres enfonçant dans le sol des racines plus profondes que ne sont hautes les branches qu'ils dressent vers la voûte des cieux."
"Je voyais des images, des souvenirs, des instants de vie, la matière qui peut inciter une âme à agir et à créer."
"Ainsi, tu recouvres ce monde. Et tu ne changes jamais, n'était cette unique lumière qui monte et qui descend, dis-je au ciel. Ensuite vient la nuit, avec ses figures séduisantes et trompeuses."
"La vie, la mort, la renaissance, ne sont pas une succession de miracles [...] Le comprendre et l'accepter, voilà le miracle. Réalisez le miracle en votre propre sein."
"Il me fut révélé que toutes les choses étaient des symboles d'autres choses! Je compris que tous les rituels étaient des représentations d'autres événements! Je vis que nos esprits humains pragmatiques avaient inventé tout cela, car l'âme, dans son immensité, ne voulait pas que le monde restât dénué de sens."