Quand les jeunes afro-américans visitent le National African American Museum of History & Culture, de Washington, aux États-Unis, il est fréquent que jeunes et moins jeunes aient les larmes aux yeux pendant le parcours. D'empathie pour les gens du passé, mais aussi par dignité et ému(e)s pas la beauté de ce qui y est présenté. On ne trace rien sur des vitres propres. C'est dur, mais beau aussi. Souvent injuste et inhumain. Mais aussi fameusement humain. Les traces ne sont pas que cicatrices.Le NAAMHC est au Smithsonian.
Il y a 9 ans, le Musée Smithsonian a ouvert les vannes de l'histoire des Humains à la Peau Noire Mais les racistes au pouvoir, aux États-Unis, sont en mission afin de réécrire l'histoire. Comme le font naturellement le modèle spirituel du crétin sentinelle en selle du président; la Russie Soviétique, depuis presque toujours. On a déjà effacé l'historique de la Covid 19 dans le réseau de santé aux États-Unis, et on travaille fort pour couper les fonds envoyés au Smithsonian. On veut les saigner pour ensuite les effacer, peu à peu, et les réinventer à la façon conservatrice. On a déjà commencé à enseigner que TOUS les Humains à la Peau Noire étaient issus de l'esclavage.

Harriet Tubman. Elle a vécu 91 ans. Échappant à l'esclavage au 19e siècle, elle a effectué 13 missions afin de sauver autour de 70 esclaves de leurs exploiteurs. Dont ses ami(e)s et sa famille. Militante activiste dans un réseau anti-esclavage elle a assuré des refuges dans des maisons sécuritaire et des passages d'évasion par le Chemin de Fer Clandestin. Pendant la Guerre Civile, elle a été très utile comme vigile armée et espionne pour l'armée de l'Union. Elle a aussi fait passer des esclaves au Canada. Ce "nasty" pays dont parle le désaxé de la Maison (presqu'exclusivement) blanche. (Ils ont des serviteurs et des majordomes noirs...). Elle est parmi les toutes premières Femmes à avoir guidée une armée et a réussi à faire libérer près de 700 esclaves dans le raid du Combahee Ferry. Elle est icône et héroïne majeure, symbole du courage, de liberté et de dignité humaine.
Jackie Robinson. Superstar sportive des écoles qu'il a fréquenté, il était joueur de football quand il a été recruté pour la Seconde Guerre Mondiale. Mais il a été envoyé en cour martial pour avoir refusé de s'assoeir au fond de l'autobus, puis honorablement remercié, quand on a vu que sportivement (et humainement pas ça, ils le voyaient moins) il était parfait. Jouant d'abord dans les Ligues d'Humains à la Peau Noire, au baseball, c'est Montréal qui lui fera une première place sur le terrain, club-école alors des Dodgers de Brooklyn, qui seront les premiers à le faire jouer dans les majeures. Un rare homme de couleur. Car il y en avait d'autres, Satchel Paidge, un lanceur et surtout Josh Gibson, meilleur que Robinson, et qui mourra jeune, le coeur brisé d'être resté dans l'ombre. Robinson avait Los Angeles de son côté et plus de personnalité. Et il a été un majeur ambassadeur de la fin de ségrégation dans la baseball majeur.


C'est la très inspirante Jasmine Crockett qui m'a inspiré la chronique du jour. Elle a du chien.
Je l'aime beaucoup.
On doit tant aux Humains à la Peau Noire.
Il faut faire exercise de mémoire.
Le gouvernement actuel peine à cacher son racisme.
