
On est samedi;si le coeur vous en ditdes fins de semaine.Au mur, une assiette;elle parle mais je ne la comprends pasoù plutôt, j'ai oublié, ce qu'elle avait à me dire,l'assiette, du mur;de toute façon, elle est dehorset en cette saison, je ne sors pas beaucoup, dans le patio,du dehors;sauf pour faire des frites, quand il ne pleut pas.Mais, fait pas chaud quand même dehors, le samedi d'aujourd'hui;même avec du soleil, y'a le vent qui vous fait du ressenti,comme ils disent à la télé, sur la chaine météo,où y'a que des mecs qui parlent du temps.T'as remarqué toi aussi?Les frites, c'est avec la graisse de boeuf.graisse de beauf chez les orthodoxes de la fourchette...cela me laisse sans voixmais avec un peu de mayonnaise, je la retrouvebien dorée et moelleuse à l'intérieurcomme un samedisous l'assiette turque (c'est tout ce que je sais).

Mets-toi à tableet joue un tour à ta façon.T'as déjà eu des échecs dans ta vie, forcément,sinon, mon pauvre...La victoire est brillante, mais l'échec est matdisait un mec en salopette;Un autre disait encore:Soyez une menace à chaque fois que vous vous asseyez pour jouerCurieuse façon d'envisager les relations humaines, me disais-je, ou pas.Il faut du lard à l'analyse.c'est de la cuisine d'hiver ;Il faut des herbes aromatiques et un vin pas trop chambré non plus,sinon il va se vexer.A la croisée des chemins de tableet ses dessousde jardin.

"L’événement est quelque chose de concret qui arrive dans notre vie et qui bouleverse ou qui trouble nos convictions et notre équilibre, en bref, on peut dire que l’événement est un fait qui se produit dans la vie réelle et qui exerce une influence sur la vie psychique." Antonio Tabucchi

PLAYLIST

Z'au Programme

« Jamais je ne dors : je vis et je rêve, ou plutôt, je rêve dans la vie comme dans le sommeil, qui est aussi la vie. Il n’y a pas d’interruption dans ma conscience : je sens ce qui m’entoure si je ne suis pas encore endormi, ou si je dors mal ; et je commence à rêver aussitôt que je m’endors réellement. Ainsi suis-je un perpétuel déroulement d’images, cohérentes ou incohérentes, feignant toujours d’être extérieures, les unes interposées entre les gens et la lumière si je suis éveillé, les autres interposées entre les fantômes et cette sans-lumière que l’on aperçoit, si je suis endormi. Je ne sais véritablement pas comment distinguer une chose de l’autre, et je ne saurais affirmer que je ne dors pas quand je suis éveillé, ou que je ne m’éveille pas alors même que je dors » Fernando Pessoa

