Magazine Cinéma

1922 (2017) ★★★☆☆

Par Olivier Demangeon @critiks_moviz
1922 (2017) ★★★☆☆

Synopsis : Une série de phénomènes persuade un homme qu'il est hanté par son épouse dont il a commis le meurtre.

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Zak Hilditch
Scénariste : Zak Hilditch
Acteurs : Thomas Jane, Neal McDonough, Molly Parker, Dylan Schmid, Kaitlyn Bernard, Brian d'Arcy James
Musique : Mike Patton
Genre : Crime, Drame, Horreur
Durée : 1 heure et 42 minutes
Date de sortie : 20 octobre 2017 (États-Unis)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Campfire Productions
Distribué par : Netflix
Titre original : 1922
Notre note : ★★★☆☆

Notre commentaire : " 1922 " est un film dramatique américain avec une légère teinte d'horreur, datant de 2017, écrit et réalisé par Zak Hilditch, à qui l'on doit également " Final Hours " (2013). Les acteurs principaux sont Thomas Jane, qu'on a pu voir dans " Before I Wake " (2016), Dylan Schmid, jeune acteur de 18 ans qu'on a pu voir dans des séries télévisées comme Beyond, ou encore Once Upon a Time, Molly Parker, qu'on a pu voir dans " La Neuvième Vie de Louis Drax " (2016), et Neal McDonough, qu'on a pu voir dans " Coast Guards " (2006). Ce film est disponible sur Netflix depuis le 20 octobre 2017.

" 1922 " fait partie de ces films qu'on ne peut pas vraiment classer. Ce n'est pas vraiment un film d'horreur conventionnel, même s'il y a quelques scènes allant dans ce sens. Ce n'est pas vraiment un film policier / criminel, car il n'y a pas d'enquête, il n'y pas vraiment de mise au point d'un crime complexe. Ce n'est pas vraiment un thriller, car il n'y a pas de construction narrative forte autour d'un suspense. Ce n'est rien de tout cela et c'est tout cela en même temps. Ce que l'on pourrait retenir, ce que l'on peut faire surtout ressortir, c'est le drame.

L'histoire s'articule essentiellement autour de Wilfred James ( Thomas Jane), un agriculteur qui veut vivre de sa terre, mais qui se retrouve confronté aux velléités de départ de sa femme, Arlette ( Molly Parker), qui ne rêve que d'une vie urbaine, d'ouvrir un magasin de fringues, et surtout d'avoir accès aux mondanités d'une vie de luxe. Wilfred va entraîner son fils, Henry ( Dylan Schmid) dans un projet macabre visant à tuer son épouse.

À partir de là, rien ne va se passer comme souhaité. Les événements négatifs vont s'enchaîner conduisant à une série de drame. Zak Hilditch, le scénariste-réalisateur nous laisse imaginer qu'il s'agit de l'esprit d'Arlette qui serait à l'origine de tout cela. Mais plus précisément, il nous emmène dans la folie progressive dans laquelle Wilfred semble s'enfoncer. Finalement, c'est au spectateur de décider si c'est l'esprit malade du personnage principal ou l'esprit vengeur de son épouse qui déchaîne les catastrophes et les malheurs.

À l'arrivée, ce n'est ni bon, ni mauvais. C'est ambigu, c'est vague, c'est flou. Cela fait partie de ces nouveaux films, soit disant d'horreur, qui n'en sont pas vraiment, et qui ne se positionnent pas clairement. C'est un style avec lequel Laurence et moi, n'adhérons pas vraiment. L'atmosphère est soignée, laissant planer le doute, offrant une forme de tension. La photographie est soignée avec des décors, des costumes, des véhicules permettant de récréer pleinement l'ambiance du début du XXe siècle outre-atlantique.

En s'intéressant à la distribution, on prend rapidement conscience qu'il n'y a pas beaucoup de monde. L'histoire tournant autour de quatre à cinq personnes. En premier lieu, j'ai été étonné par l'apparence physique de Thomas Jane. Je n'ai absolument pas reconnu l'acteur qui tenait le premier rôle dans " Punisher " (2004) ainsi que dans " The Mist " (2007). Il nous propose une bonne prestation, apportant beaucoup d'obscurité à son personnage. On soulignera peut-être la performance de Neal McDonough, bien que peu présent à l'écran. L'acteur apporte de la gravité et de la détresse à son personnage, notamment dans la dernière partie du métrage, lorsque sa famille est frappée par le malheur. On peut également souligner la prestation de Molly Parker qui joue merveilleusement bien les scènes où elle apparaît comme un mort-vivant.

En conclusion, " 1922 " reste un bon petit film dramatique, qui ne se positionne malheureusement pas vraiment dans un genre particulier. Bien que ce soit le côté horreur qui soit mis en avant, ce n'est pas vraiment le cas. L'approche horrifique est vraiment light et on est bien loin d'avoir peur et/ou d'être horrifié devant ce métrage. Le suspense est correct. La photographie est réussie et la distribution offre de bonnes prestations, de laquelle on retiendra surtout celle de Molly Parker pour ses scènes de zombie. L'ensemble se laisse regarder et offre un divertissement correct sans être transcendant.

Bande-annonce :

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Olivier Demangeon 202 partages Voir son profil
Voir son blog

Magazines