Magazine Sport

Une bagarre générale entre les Red Sox et les Devil Rays

Publié le 06 juin 2008 par Sportif
Ça brassé hier soir au Fenway Park de Boston après que Coco Crisp ait été atteint par un tir de James Shield. M'étant retrouvé au centre de quelques batailles du genre, je suis toujours très intéressé quand j'en vois une. Faut l'avoir vécu pour comprendre le feeling d'avoir autant de gars qui se ruent au centre du terrain pour aller se taper dedans. Certains sont pacifiques, d'autres extrêment belliqueux. Tu sais jamais si tu vas te prendre un "sucker punch" en pleine gueule, te faire cramponner ou tout simplement te retrouver au bas de la pile.
Les non-amateurs de baseball ne comprennent normalement pas les détails de ces bagarres, les évènements qui s'accumulent et qui font monter la tension jusqu'à ce qu'un lanceur (que je trouve souvent couillon) profite du fait qu'il est sur un monticule et qu'il peut atteindre un joueur avec une balle lancée à 90 milles/heure. Quand ça se produit, je suis toujours surpris qu'il y ait si rarement des blessures.
Dans le cas des Red Sox et des Devil Rays, ça se préparait depuis la veille. Le tout a commencé quand Coco Crisp a volé de 2e but mais s'est tourné le pouce parce que l'arrêt court lui a bloqué le chemin sans même avoir la balle. Crisp n'a pas aimé et a promis à son adversaire que la prochaine fois, c'est les crampons en avant qu'il arriverait. Sauf que la prochaine fois, c'est le 2e but des Devis Rays qui était là et c'est lui qui a payé le prix via une glissage très agressive de Crisp.
L'entraîneur des Devil Rays ne s'est pas gêné pour accuser Crisp d'intentions de blessure et même de lui faire des reproches plus tard dans le match. Crisp lui a répondu en lui disant de ne pas s'en prendre à ses coéquipiers pour se venger. Aux journalistes, ce même entraîneur a dit que ce n'était rien de grave et que les gars sur le terrain sauraient sûrement trouver une façon de régler tout ça. La façon que Shields a trouvé a été d'atteindre Crisp à la hanche avec une balle rapide. Viser la hanche est moins dangeureux que la tête. quand on vise la tête, le gars a souvent le temps d'éviter alors qu'au niveau de la hanche, le frappeur fige. Dans les deux cas, le message est clair et hier c'était sans équivoque.
Dans ces moments-là, le frappeur a une décision difficile à prendre. Charger le monticule n'est vraiment pas avantageux d'un point de vue stratégique car le gars se retrouve presque 2 pieds plus haut. En plus, l'avant champs de l'équipe du lanceur est tout près avec le receveur qui arrive juste derrière. Normalement, c'est une décision impulsive, rarement avantageuse. Mais il y a tout de même certains joueurs qui y vont d'une semi-course vers le premier but avant de bifurquer vers le lanceur. D'autres, comme Crisp hésite un peu.
Hier Crisp a foncé, ralenti, puis éviter de près une longue droite de Shiels pour ensuite avoir une très brève opportunité d'en placer une. Il n'a pas réussi, s'est fait renversé par le receveur des Debil Rays puis tabassé par Gomes des qui s'en donnait à coeur joie alors qu'il était au sol. Un autre lanceur qui s'en tire bien. Je vous l'ai dit que je n'ai aucun respect pour eux? Mais ici on ne sait pas si Shields s'est fait fortement suggéré de le faire, probablement. Quand t'es dans la chambre avant le match et que tous tes coéquipiers disent qu'il faudrait bien se venger et que c'est toi qui lance... Au moins Shields a le mérite de ne pas avoir niaisé trop longtemps et de régler ça en début de match.
Voici le vidéo plus bas et en bonus je vous en mets de notre ancien Expos Batista alors qu'il jouait au Japon. C'est trop drôle, il se fait atteindre puis fait semblant de charger le monticule et le lanceur se sauve! En passant, si les vidéos de la MLB que je passe ici sont de mauvaise qualité je m'en excuse, c'est que la MLB bloque toute reproduction sur Youtube. alors on n'y retrouve des vidoéclips filmés sur la TV!

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Sportif 292 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine