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Ma journée au Stade de France

Publié le 20 février 2012 par Supra

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Invité à participer au Live Tweet du match Stade Français - RC Toulon avec d'autres supporters des deux clubs, j'ai passé une journée hors du commun au Stade de France. Récit.


L'aventure débute fin janvier quand je prends connaissance de l'existence de ce "Live Tweet" (couverture en temps réel d’un événement sur twitter, ndlr). Cet événement organisé par le Stade de France consiste en un affrontement entre deux équipes de supporters via twitter. Le 8 février, j'apprends que je fais partie des cinq supporters parisiens sélectionnés.

Visite privée du Stade de France


Jour J. J'arrive aux abords du Stade de France à 10h15. J'y retrouve les membres de la Team RCT (@arnaudbecquet @parcequetoulon @ti_tom @JessBoniLambert @slashisback) et ceux de la Team SF (@pierre_b_y @ludopoirot @PRland), ainsi que Ludovic Delaherche, l'un des organisateurs de l'événement. La journée débute par une visite privée du stade. Coulisses, vestiaire du RC Toulon (celui de l'Equipe de France lors de la finale de la Coupe du monde 1998), tunnel des joueurs... Tout y passe. On apprend même de nombreuses particularités sur le stade grâce à notre excellente guide : la taille des écrans géants (équivalente à celle d'un terrain de tennis), la hauteur du stade (en partie enterré pour ne pas dépasser la Basilique) ou encore le record d'évacuation du stade (6 minutes 47).

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La journée se poursuit au restaurant "La 3ème mi-temps" où nous sommes invités. Les deux Teams commencent à se chambrer. Dans ce premier duel, la Team SF prend rapidement l'avantage, profitant de la fatigue de certains Toulonnais qui démarrent au Perrier alors que la bière coule déjà côté parisien. L'arrivée de la dernière membre de la Team SF (@MathildePousseo) ne fera qu'accentuer cette domination. Vers 14 heures, nous découvrons notre loge. Petits fours, champagne... Le Stade de France a sorti le grand jeu pour nous accueillir. Après avoir trinqué, nous sommes tour à tour invités à livrer notre pronostic. J'annonce un 30 à 8 provocateur tout en sachant au fond de moi que ce sera certainement beaucoup plus compliqué que cela pour le Stade Français.

Début du match


16h15, les joueurs entrent sur la pelouse. Les deux Teams s'installent, portables en main, prêtes à twitter chaque fait de jeu marquant. La Team RCT nous offre un beau "Pilou-Pilou" au coup d'envoi. Le ton est donné. Le début de match est plutôt équilibré. L'occupation est parisienne, mais le réalisme est toulonnais. Deux incursions dans le camp adverse, deux pénalités réussies par Jonny Wilkinson (0-6, 18'). Dans le même temps, Julien Dupuy a déjà laissé filer 6 points. Tout en joie, la Team RCT va vite déchanter avec la sortie de Wilkinson sur blessure. De l'autre côté, Dupuy a enfin réglé la mire et remet les équipes à égalité (6-6, 31'), mais juste avant la pause, Matt Giteau permet au RCT de virer en tête (6-9, 40').

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Les Parisiens attaquent très fort la seconde période. L'entrée en jeu de Felipe Contepomi, particulièrement apprécié par Mathilde Pousseo, n'y est pas étrangère. Revenus à égalité après une nouvelle pénalité de Dupuy (47'), les hommes de Michael Cheika prennent les devants pour la première fois de la rencontre grâce à un essai de Pascal Papé, son cinquième de la saison (16-9, 49'). A l'origine de cet essai, une superbe percée de 40 mètres de Paul Sackey. Arrêté à quelques centimètres de l'en-but toulonnais, l'Anglais a donné quelques sueurs froides à Arnaud Becquet qui avait promis de ne plus twitter pendant trois semaines si ce dernier marquait un essai. Très bruyante depuis l'entame du match, la Team RCT se fait soudainement plus discrète.

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Un nul décevant, mais des souvenirs plein la tête

Une accalmie qui sera de courte durée. Vexée, la Team RCT redouble de mauvaise foi et ne s'en cache pas. Les classiques "depuis le début" et "c'est une sodomie arbitrale" sont repris à l'unisson. Arnaud Becquet nous gratifie même d'un "dans Raynal y'a anal" (Mathieu Raynal est l'arbitre de la rencontre, ndlr). Revenus à quatre points grâce à Benjamin Lapeyre (16-12, 56'), les hommes de Bernard Laporte manquent par deux fois l'occasion de franchir l'en-but parisien. Le match s'intensifie, les deux Teams sont de plus en plus tendues. Après une nouvelle pénalité de Dupuy, le Stade Français mène de sept points (19-12, 72'). Mais c'était écrit, ce match ne pouvait ne terminer que par un nul.

Alors que la cloche a déjà retenti, Steffon Armitage, homme du match, aplatit en coin avant que Giteau ne réussisse la transformation (19-19, 80'). La Team RCT est aux anges, la Team SF beaucoup moins. Mais qu'importe. La déception laissera vite la place à la joie. La joie d'abord d'avoir rencontré Mourad Boudjellal à la sortie du stade. Un président bien plus sympathique qu'il n'y paraît. La joie ensuite d'avoir passé une journée hors du commun au Stade de France. La joie enfin d'avoir rencontré neuf supporters partageant les mêmes valeurs et la même passion malgré des couleurs différentes. Inoubliable.

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